22 mars 2016 : 10 ans après, leur mémoire reste un moteur de notre engagement
22 mars 2016. Cette date résonne tristement en chacun de nous. Ce jour-là, la Belgique est frappée par des attentats terroristes revendiqués par l’État islamique. Trente-cinq personnes décèdent et 340 sont blessées lors d’explosions à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek. Derrière les chiffres, il y a des vies, des familles et une société profondément marquée.
« Dix ans plus tard, nos pensées vont avant tout aux victimes, à leurs proches et à toutes celles et ceux qui ont été touchés par cette tragédie. Leur mémoire reste un moteur de notre engagement quotidien », déclare Francisca Bostyn, administratrice générale de la VSSE.
Les attentats du 22 mars ont constitué un choc pour notre pays et pour l’Europe. Ils ont rappelé avec brutalité la réalité de la menace terroriste et la nécessité d’y répondre avec détermination. La Sûreté de l’État, en tant que service de renseignement, a, elle aussi, opéré des changements afin de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain.
La menace terroriste n’a, en effet, malheureusement pas disparu. Elle évolue et peut prendre différentes formes, notamment à travers la radicalisation en ligne ou l’action d’individus isolés. Face à cette réalité, les services de sécurité doivent continuellement adapter leurs méthodes et leurs priorités.
En dix ans, la VSSE a développé ses moyens humains, technologiques et techniques. La coopération avec ses partenaires nationaux et internationaux a également été intensifiée afin de mieux partager l’information et d’anticiper les menaces. Ainsi, les échanges avec le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) ont été renforcés, notamment par la création de la Plateforme CECT (Plateforme contre-extrémisme et contre-terrorisme). Depuis cette plateforme, les services envoient des notes et analyses communes aux partenaires nationaux et internationaux. De cette manière, les deux services s’expriment d’une seule et même voix en matière de terrorisme et d’extrémisme. La Banque de données commune « Terrorisme, Extrémisme, Processus de Radicalisation » (BDC T.E.R.), qui est gérée par l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM), est également un instrument créé en ce sens. Elle permet le partage d’informations en temps réel et offre à l’ensemble des services impliqués la possibilité d’échanger en permanence des informations non classifiées sur des personnes et des organisations qui doivent être suivies en priorité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
Dix ans après les attentats du 22 mars, se souvenir est essentiel. C’est notre devoir envers les victimes et leurs familles. C’est aussi un rappel de l’importance du travail mené chaque jour pour protéger notre société et défendre les valeurs démocratiques qui la fondent.